Barrière sur aménagement cyclable

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Bien que dans un monde ou les aménagements cyclables seraient respectés par tous, et donc aucune barrière quel qu'elle soit ne serait nécessaire, dans le monde réel, les panneaux de signalisation C115 ou B22a ne suffisent pas toujours à limiter les intrusions des véhicules motorisés*. Des systèmes anti-intrusions sous forme d'obstacles sont alors ajoutés: certains aménageurs abusent de ce type d'équipement et en posent bien plus que nécessaire, alors que d'autres effectuent des évaluations et posent ces systèmes en général là ou le besoin est réel: lorsqu’il y a peu d'utilisateurs légitimes.

Car plus sont nombreux cyclistes et piétons lorsque la voie est partagée, sur ces routes, et plus les conditions d’accès sont respectés par les véhicules motorisés.

À cela s'ajoute la volonté de vouloir restreindre l’accès aux cyclomoteurs (mobylettes, scooters). Cependant restreindre l’accès à ces véhicules restreint aussi les vélos: leurs gabarits sont sensiblement proches. L'utilisation des moyens d'anti intrusion pour parvenir à cette fin n'est pas du tout pertinent.

* Le VAE (vélo à assistance électrique) n'est pas considéré comme un véhicule motorisé.

La fiche vélo n°36 du CEREMA[1] sur les dispositifs anti-accès motorisés fait référence.

Matériels

Gabarits

Les vélos de ville, de randonnée et les vélos tout chemin mesurent environ 60 cm de largeur, avec sacoches 70 cm. Bon nombre de biporteurs, triporteurs, vélos couchés à trois roues font de 80 cm à 1m de large. La largeur de passage minimale conseillée est donc de 1,2 m. Pour les voies vertes la largeur de passage requise est au minimum de 1,40 m pour respecter la loi Française sur l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. Pour les pistes cyclables 1,40 m est aussi une bonne valeur, à la fois infranchissable pour les voitures et confortable pour tous types de cyclistes.

Concernant les chicanes, la recommandation du CEREMA concernant la largeur séparant les deux barrières parallèles est comprise entre 3 et 5 mètres. Si cette largeur est inférieure à 3 m, l'obstacle devient une contrainte importante pour le cycliste qui doit alors poser pied à terre ou dans certains cas descendre du vélo. Il est à noter que les recommandations du CEREMA (organisme d'état) sur les infrastructures routières ne sont pas obligatoires et sont peu respectées. Par ailleurs, depuis la décentralisation en 1982, il n'existe plus de structure de contrôle des infrastructures routières.

Exemples

Satisfaisants

Obstacle convenablement signalé pour les usagers. Le franchissement est aisé car la largeur de passage est supérieure à 1,40 m. Millery (54).

Améliorables

Barrière pivotante qui était déjà présente avant la mise en voie verte de la route à Champigneulles (54)

Inacceptables

Barrière d'accès sélectif, a été posé suite à la rénovation d'un chemin intégré dans un itinéraire cyclable à Champigneulles (54)

Ce type de barrière (dites d'"accès sélectif") oblige les vélos de voyage a démonter les sacoches avant et parfois les sacoches arrières et empêche de passer les remorques (à bagages ou pour enfants), les vélos cargos (bi ou tri-porteurs), les vélos couchés, les tricycles et les porte-fauteuils. Pour les vélos droits sans accessoires, il est nécessaire de poser pied à terre et le temps nécessaire au passage crée très souvent des files d'attente. Il est très fréquent que des cyclistes sportifs passent par dessus les barrières souvent adjacentes à ces aménagements en soulevant leur vélo à 1m de haut pour aller plus vite ou couper les files d'attente. La mise en place de ce genre de barrière tend à créer des conflits avec les associations locales de promotion du vélo. Chose étonnante, on trouve parfois ce genre de barrières sur les véloroutes (entre autres la Paris-Londres) alors qu'elles constituent un obstacle difficile à franchir pour les vélos de voyage.

Une barrière à cycles sur la commune du Cendre (63) où un panneau indique explicitement de dresser le vélo sur la roue arrière pour la franchir.

Référencement des barrières

OpenStreetMap peut être une bonne solution pour référencer les barrières sur les aménagements cyclables. En effet, il suffit de poser un simple point à l'endroit précis ou se trouve l'obstacle et d'y définir un attribut: Chicane, simple barrière, barrière à accès sélectif ... Des propositions d'ajout de largeur de passage sont existants, ce qui, si utilisé à grande échelle, pourrait être à terme utilisé par les logiciels de routage pour éviter de faire passer des cyclistes dans des endroits ou leurs gabarits sont trop importants par rapport aux obstacles présents.

Exemple de réutilisation de ces données avec explications sur cette page (projet attention).

Articles connexes

Liens externes

Références

  1. CEREMA - Fiche 36: Les dispositifs anti-accès motorisés