Le Monde à bicyclette

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Note

Cet article est basé sur l'article wikipédia Le Monde à Bicyclette (version du 09/04/2019)

Le Monde à bicyclette était le nom d'un collectif montréalais militant pour faire de la ville un espace plus écologique, inclusif, et plus favorable aux déplacements à vélo. Ce fut aussi le nom d'une revue éditée par l'association de 1976 à 1998.

Histoire

L'association cycliste et écologiste le Monde à Bicyclette est fondée en 1975. Parmi ses membres iconiques, on compte Robert Silverman, ainsi que Claire Morissette, qui apporta au mouvement une dimension cycloféministe en faisant de la bicyclette un moyen d'émancipation des femmes[1], Tout au long des années 1980, le collectif mène des actions pour réclamer plus d'infrastructures pour les vélos dans la ville de Montréal ; l'établissement d'un lien cyclable entre Montréal et la Rive-Sud ; la possibilité pour les vélos d'accéder au métro et aux trains ; et de manière plus générale, ils défendent un urbanisme qui privilégient le vélo et les transports en commun à la voiture.

Les militants, maniant humour et provocation, obtiennent un certain nombre d'avancées : notamment des stationnements pour les vélos en centre-ville ; accès au métro pour des vélos (en remportant un procès contre la société de transports de l'époque[2]) ; voies cyclables en ville et entre Montréal et la Rive-Sud ; etc. Le collectif pose les premiers jalons du militantisme cyclistes à Montréal[3], et cesse ses activités en 1998[4]

Actions

Le Monde à bicyclette met en scène ses revendication à travers des manifestations et des événements souvent humoristiques (les "cyclo-drames"), pour dénoncer l'absurde d'un urbanisme uniquement tourné vers la voiture individuelle. Ces actions s'accompagnent de publication de communiqués, articles de presse, etc.

Parmi les événements iconiques du mouvement, on peut noter des die-in (celui d'octobre 1976 a particulièrement impressionné ses contemporains[5]) ; des manifestations au cours desquelles les militants circulent sur des vélos autour desquels ils ont fixé un cadre correspondant à l'emprise spatiale qu'occuperait une voiture ; des peintures nocturnes de pistes cyclables sauvages ; des trajets en métro en transportant des objets les plus encombrants possibles, pour montrer l'absurde de l'interdiction des vélos dans le métro ; manifestations théâtrales comprenant une traversée du Saint-Laurent avec un vélo sur une barque, pour réclamer une piste cyclable entre la ville de Montréal et la Rive-Sud[6] etc.

La publication Le Monde à Bicyclette

Une revue est éditée de 1976 à 1999, sous diverses formes. On y traite principalement des sujets ayant trait à l'écologie, la société, et le vélo (avec notamment les actualités cyclistes à Montréal)[7].

Encore du Monde à Bicyclette

Un comité de bénévoles de l'association Cyclo Nord-Sud à Montréal s'est mis en place afin de sauvegarder et diffuser l'histoire du mouvement. Le travail de ce comité, qui s'est donné le nom d'Encore du Monde à Bicyclette[8] est en cours, et doit donner lieu à la numérisation d'un certain nombre d'archives du Monde à Bicyclette, qui seront ainsi rendues accessibles au plus grand nombre.

Sources

  1. En hommage à cette "militante hors du commun" décédée en 2007, la ville de Montréal donne en 2008 le nom de piste Claire-Morissette à une section centrale de la piste cyclable du boulevard De Maisonneuve.
  2. Article sur le site LaPresse+, 2017
  3. Un article scientifique de D. Ross
  4. La page Wikipédia du Monde à bicyclette
  5. Article à propos du Monde à Bicyclette, sur le site de la ville de Montréal
  6. Article à propos du Monde à Bicyclette, sur le site de la ville de Montréal
  7. Article à propos du Monde à Bicyclette, sur le site de la ville de Montréal
  8. Page du comité Encore du monde à bicyclette, sur le site de Cyclo Nord-Sud