"Récup'R: un atelier participatif et solidaire de vélo et de couture, ce n'est pas que de la couture et du vélo... (Mémoire sur les activités cachées de l'atelier & sur beaucoup d'autres choses)"

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"Récup'R: un atelier participatif et solidaire de vélo et de couture, ce n'est pas que de la couture et du vélo... (Mémoire sur les activités cachées de l'atelier & sur beaucoup d'autres choses)"

Ce mémoire à été rédigé dans le cadre d'un DU d'Education Populaire et de Transformation Social à l'université de Rennes en 2019.

Ce travail, à travers de nombreux entretiens (36), essaye de faire de manière polyphonique le tour d'un atelier d'auto-réparation de vélo et de couture. Et, plus précisément, de revenir sur les représentations et sur le travail caché effectués en son sein... Il essaye de cerner l'association en interrogeant des nouveaux-lles et des ancien-nes, des ergonomes, des salarié-es et des bénévoles, des administrateurs, des syndicalistes, une bibliothécaire, des écologistes, des militant-es, une psychologue, une écrivaine, etc. En cela, ce travail est dans une démarche de "recherche-action".

Ce travail doit beaucoup au travaux de l'historienne Fanny Gallot et à son livre "En découdre, comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société", et à la sociologue Maud Simonet et à son essai "Le travail gratuit, la nouvelle exploitation?", et enfin à l'ouvrage de Françoise Vergès "Un féminisme décolonial"...

Après une petite page d'Histoire (de l'écologie, de l'alternative, etc.), ce mémoire analyse le fonctionnement de l'atelier et la division des tâches particulières qui le constitue... Il s'interroge, entre autre, sur le "travail caché" (ou "invisible") et se demande si ce travail n'est pas "un travail préalable au travail", c'est à dire un "travail domestique" que fait l'association, en grande partie gratuitement, au service de la Collectivité. (Le mémoire s'interroge aussi sur les conditions de possibilité de ce travail immense et de cette invisibilisation: dévalorisation et auto-dévalorisation de certaines tâches, précarité, culpabilité, sens de l'engagement, croyances/mythes, accélération (manques de transmissions, de l'Histoire, de recul, de formalisation, ... Fuite en avant, etc), turn over chez les acteurs de l'association, fierté à prendre sur soi, etc).

Autrement dit, le mémoire s'interroge, comme Maud Simmonet, si, -au nom de l'amour et de la passion-, les associations ne sont pas invitées à faire le travail domestique des collectivités, en grande partie gratuitement, comme les femmes, qui elles aussi, étaient invitées à le faire traditionnellement, dans le cadre du foyer, au profit des hommes (ménage, intendance, éducation, relations sociales, assistance, care, etc). En suivant cette idée, le mémoire tâche d'entrevoir la part de domination et de d'émancipation que produit l'association.

Le Bonus du mémoire est un court retour critique sur le mémoire d'une part, et d'autre part une compilation de photos et de documents qui ont servi ou ont été conçut autour du mémoire.

Ce travail a été le point de départ de plusieurs travaux (arpentage, conception d'un iceberg en tissu (en photo), trombinoscope, frise chronologique, bandes dessinées, etc).

Le mémoire:

Fichier:Mémoire DU educ pop.odt

Le bonus du mémoire avec les photos:

Fichier:Bonus Mémoire & photos (Récup'R ce n'est pas que du vélo et de la couture) (5).pdf